L’art sacré de l’icône a connu une renaissance insoupçonnée dans les églises grecques orthodoxes de Tripoli et du Koura, au nord du Liban. À une époque où les chrétiens jouissaient d’une relative prospérité dans le cadre de l’Empire ottoman, évêques et supérieurs de monastère, dont ceux de Notre-Dame-de-Balamand, ont encouragé plusieurs iconographes dans l’exercice de leur art. Certains venaient d’Alep, d’autres de Jérusalem, d’autres encore étaient passés par le monastère Sainte-Catherine du Sinaï ou par le Mont Athos, avant d’être appelés à Damas par les patriarches d’Antioche.